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Historique des championnats du monde francophones

1972 – Cannes (France)

Le premier championnat du monde francophone a lieu en 1972, à Cannes. Il s'agit en réalité d'un simple tournoi Duplicate, organisé avec le club de Cannes et rebaptisé, après coup, "1er championnat du monde". L'épreuve est remportée par Hippolyte WOUTERS (BE), par ailleurs inventeur de la formule Duplicate.

H. Wouters remporte ce titre grâce à un conditionnel erroné qui s'avère être un authentique imparfait (l'anecdote, maintes fois répétée, a perdu de son sel depuis que le verbe TÔLER est rentré dans l'ODS).

Élite : 1. Hippolyte WOUTERS (BE) - 2. Sarah WOLFOWICZ (BE) - 3. Agnès LEMPEREUR (BE)

1973 – Liège (Belgique)

Le premier "vrai championnat du monde" est remporté par Agnès LEMPEREUR (BE). Les Belges affirment leur suprématie durant cette décennie.

Élite : 1. Agnès LEMPEREUR (BE) - 2. Dominique DARMSTAEDTER (BE) - 3. Ruth GRADOM (BE)

1974 – Monaco (France)

Élite : 1. Marc SÉLIS (BE) - 2. Dominique DARMSTAEDTER (BE) - 3. Jean DUBOIS (BE)

1975 – Estepona (Espagne)

C'est l'Espagne qui accueille cette 4e édition, remportée pour la première fois par un Français : Michel CHARLEMAGNE, qui se fera connaître par la suite en éditant "Le Grand Guide Marabout du Scrabble®".

En 1975, les parties se jouent encore en "décomposé", c'est-à-dire que le dernier coup consiste à former simultanément plusieurs mots sur la grille en utilisant une lettre différente à chaque fois.

  • Élite : 1. Michel CHARLEMAGNE (FR) - 2. Marc SÉLIS (BE) - 3. Yvon DUVAL (BE)
  • Paires : 1. Nadine WANTENS et André VAN BUGGENHOUT (BE) - 2. Maurice-André et Myriam VAN GYSEL (FR) - 3. Michel CHARLEMAGNE et Michel PIALAT (BE)

1976 – Djerba (Tunisie)

  • Élite : 1. Marc SÉLIS (BE) - 2. Michel CHARLEMAGNE (FR) - 3. Yvon DUVAL (BE)
  • Paires : 1. Nadine WANTENS et André VAN BUGGENHOUT (BE) - 2. Maurice-André et Myriam VAN GYSEL (FR) - 3. Michel CHARLEMAGNE et Michel PIALAT (BE)

1977 – Aix-les-Bains (France)

  • Élite : 1. Jean-Marc BELLOT (FR) - 2. Michel PIALAT (FR) - 3. Claude SAINT-JEAN (FR)
  • Juniors : 1. Claude DEL (FR) - 2. Thierry DELLAC (FR) - 3. Robert LAÏK (FR)
  • Paires : 1. P. DESMOULINS et Claude SAINT-JEAN (FR) - 2. Michel BOHÉ et Michel LEWANDOWSKI (FR) - 3. Nicolas RAPPEZ et Catou FORTEMPS (BE)

1978 – Bruxelles (Belgique)

  • Élite : 1. Yvon DUVAL (BE) - 2. Claude DEL (FR) - 3. Benjamin HANNUNA (FR)
  • Juniors : 1. Eddy CLAUWAERT (BE) - 2. Thierry MUES (BE) - 3. Didier CLERC (FR)
  • Paires : 1. Jean-Louis LUYTEN et Marc SÉLIS (BE) - 2. Jean-Marie DAVID et Guy DE BRUYNE (BE) - 3. Robert LAÏK et Hervé MOLLARD (FR)

1979 – Vichy (France)

  • Élite : 1. Benjamin HANNUNA (FR) - 2. Vincent LABBÉ (FR) - 3. Thierry DELLAC (FR)
  • Juniors : 1. Éric LAVIGNE (BE) - 2. Véronique KEIM (CH) - 3. L. JOLY (FR)
  • Paires : 1. Georges LAVIGNE et Y. RENSON (BE) - 2. Michel BOHÉ et Charles COLONNA (FR) - 3. Rolland NINO et Thierry DELLAC (FR)

1980 – Liège (Belgique)

  • Élite : 1. Vincent LABBÉ (FR) - 2. Robert LAÏK (FR) - 3. Marc SÉLIS (BE)
  • Juniors : 1. Éric LAVIGNE (BE) - 2. Véronique KEIM (CH) - 3. Jean-Philippe VISEUX (FR)
  • Paires : Vincent LABBÉ et Serge KOUROTCHKINE (FR) - 2. Claude DEL et Michel PIALAT (FR) - 3. Jean-Paul FAUR et Paul LEVART (FR)

1981 – Montreux (Suisse)

L'art et la manière de faire un solo. Par Didier Clerc. Avec un mot connu de tous. Joué par plusieurs joueurs, d'ailleurs. Sur le même coup, en plus. Au même endroit, de surcroît. Sans erreur de raccord. Eh ! eh ! vous êtes babas.

Eh bien, voilà, dans ESSUIENT il y a deux S. Ne riez pas, c'est vrai et rudement important pour comprendre la suite. Dans le tirage en question il n'y avait qu'un seul S, accompagné néanmoins d'un joker. Bon. Pour réaliser le top, il faut donc jouer ESSUIENT, mais ce n'est pas suffisant. La place du vrai S est essentielle. Didier Clerc a optimisé son choix, les autres ont soit entouré le S qu'il ne fallait pas, soit pas entouré du tout ledit joker. Tant pis pour eux, tant mieux pour Didier Clerc.

1982 – Hammamet (Tunisie)

Le championnat vient tout juste de commencer. Ceux qui connaissent ARIOSO ont inscrit 14 points, les autres ont déjà laissé filer deux points. EOPTTY?. Le deuxième coup ne sera pas une sinécure. Pas encore d'OPTOTYPE, PHYTOPTE ne passe pas, TYPOTE(S) en 9B, mettant ARIOSO au pluriel, scrabble, mais le top est TYPERO(N)T en quadruple, 122 points. Et 90 de perdus pour Benjamin Hannuna qui, en pleine panique, joue ... TYPER, au même endroit, pour 32 points, préservant "O?T" ... ?!

Dernier ou presque du Championnat après 2 coups, le grand moustachu effectuera une remontée extraordinaire pour arracher la deuxième place, loin derrière Michel Duguet, certes, mais à seulement 86 points du titre...

1983 – Grenoble (France)

Bon, c'est entendu, Michel Duguet est intouchable et gagnera sans problème son deuxième Championnat du Monde d'affilée. La lutte pour la deuxième place est en revanche très ouverte. Mais, semble-t-il, personne n'en veut, jugez plutôt :

  • Benjamin Hannuna, en posant FEERIE au lieu de FERIEE sur sa grille, prend un zéro de 50 points au coup suivant.
  • Marc Esquerré, en posant LISSE au mauvais endroit, perd une trentaine de points au coup suivant.
  • Eddy Clauwaert, en voulant transformer HALAT en HALVA au dernier moment, rend son bulletin illisible et prend illico un zéro.
  • Hervé Mollard, en voulant gagner 5 points sur les 77 d'ENSILENT ou ENLISENT, joue LESIONNE et prend zéro (vive l'ODS 2).
  • ... et qui reste-t-il, écharpe blanche autour du cou ? Eh bien, Franck Pluven, simple remlplaçant en Equipe de France qui a bénéficié du retrait de Jean-Pierre Brelle... et des frasques des autres candidats !

1984 – Montréal (Québec)

Michel Duguet y est allé de son solo dans la manche précédente avec CRAWL. Oui, oui, il s'agit bien du championnat du monde... Et dans cette jolie avant-dernière partie, on vient de jouer GLANE, le G formant LEGE et le A se plaçant devant BONNE. Un coup intéressant pour 22 points.

Mario Buteau, lui, est convaincu d'avoir pris zéro. Eh oui, il a proposé, au même endroit, GNAULE pour 23 points. Score supérieur au top : verdict inéluctable.

Mais ne voilà-t-y pas Michel Lahmi qui arrive en galopant de la salle d'arbitrage, se précipite vers Mario, le rassure et le félicite : GNAULE est parfaitement valable, rapportera 23 points plus 10 de solo, un solo momentanément et malheureusement enterré par l'arbitrage !

1985 – Bruxelles (Belgique)

Première participation zaïroise à des Championnats du Monde. Les ténors sont assez peu méfiants, mais vont rapidement apprendre à connaître Eugène Lama et surtout Albert Botoko.

- "Alors, comment as-tu joué ?
- Mal, j'ai raté ACTIF, je suis à -6 de la partie."

Sans commentaires.
Longtemps dans les 10 premiers, Botoko terminera à une remarquable 14e place.

1986 – Lausanne (Suisse)

Michel Duguet a perdu 30 points dès le deuxième coup du Championnat (PUREAUX, refusé), les vautours se sont précipités sur l'aubaine, mais à l'attaque de la dernière ligne droite, seul Philippe Bellosta a résisté au retour du maître, et possède encore 5 points d'avance.

Les deux protagonistes sont encore tous les deux au top lorsque le leader se rend compte in extremis qu'il a effectué une erreur de tirage. Se précipiter sur un bulletin, jouer quelque chose, TARIT, lever le bulletin, 13 points. 3 de moins que le top. Ne pas se déconcentrer lorsque l'on reçoit un zéro pour bulletin illislble, mais avec possibilité d'appel. Ne plus rien perdre sur la partie, faire appel, récupérer les 13 points et remporter un superbe titre.

1987 – Metz (France)

Hervé Mollard et Eddy Clauwaert n'ont ni l'un ni l'autre de partenaire un quart d'heure avant le 1er coup du championnat par paires. Philippe Bellosta, au courant de tout cela, les "marie" in extremis.

De Bruno Bloch à Philippe Bellosta, vers la fin de la première manche du championnat du monde par paires : "Quand même, ce serait plutôt immoral qu'on finisse au top cette partie ... On n'arrête pas de déconner depuis une heure !"

"Ah ! ECU, 18 points ... Tu vois, c'est normal, on perd un point !" Quelques jours plus tard, dernier coup de la 4ème et dernière manche. "Tout compte fait, c'est un peu dommage d'avoir perdu ce point ... Finir vice-champions du monde à -1, c'est un peu rageant, non ?" Hervé Mollard et Eddy Clauwaert, eux, n'ont pas perdu de point du tout et sont champions du monde... au top !

1988 – Québec (Québec)

La superbe salle climatisée du Centre des Congrès est un havre de fraîcheur qui repose de la touffeur extérieure ... Michel Duguet remporte son 5e titre devant Jean-Louis Pallavicini, la photo avec Antonin fait un peu passage de témoin ... La boucle sera bouclée en 2007 avec un retour à Québec que beaucoup de joueurs attendent avec grand plaisir !

1989 – Namur (Belgique)

Entre Sambre et Meuse, les Championnats du Monde sont d'abord marqués par la présentation et l'avènement de la 1re édition de l'Officiel du Scrabble. Au plan sportif, Michel Duguet maintenant retraité, il faut recourir à l'addition des places sur les parties jouées (système en vigueur à l'époque) pour départager Paul Levart et Marc Treiber, ex aequo à l'issue de la compétition.

1990 – Dakar (Sénégal)

Première édition en Afrique Noire et un bilan positif, même si la période retenue (semaine de fin d'année) ne contribuait pas à une participation importante. Marc Treiber prend sa revanche sur l'édition précédente et s'offre aussi les paires, associé à Thierry Chincholle.

1991 – Fleurier (Suisse)

Environnement bucolique et patinoire quelque peu surchauffée, l'édition 1991 au Val-de-Travers marque l'avènement de Christian Pierre, tandis que les blues brothers suisses siègent sur le podium central...

1992 – Hull (Québec)

Si les cadres suisses sont le plus souvent champêtres, au Québec ce sont les grands complexes "tout intégré" qui prédominent. Hull, un simple pont à franchir sur la rivière des Outaouais, et vous voilà en territoire anglophone, à Ottawa.Une alarme incendie en forme de gag oblige à interrompre un moment la cérémonie finale.

1993 – Saint-Malo (France)

Sans doute le plus beau cadre de jeu, mais pas le plus favorable à la concentration, avec les salles du Palais du Grand Large ouvrant directement sur l'océan. Pour la première fois, une présence significative des médias. Et un nouveau départage au finish, qui voit Emmanuel Rivalan prendre le meilleur sur Franck Maniquant, il est vrai blessé la veille, lors du traditionnel match de foot...

1994 – Libramont (Belgique)

Un championnat qui à l'époque a fait couler beaucoup d'encre et généré des tensions... le choix du site n'ayant pas fait l'unanimité. Comme de coutume, on n'en retiendra finalement que les bons souvenirs, et un nouveau titre dans l'escarcelle de Christian Pierre.

1995 – Ovronnaz (Suisse)

Les plus hauts Championnats du Monde (altitude 1400 m) offrent un premier titre à Jean-François Lachaud, tandis que le cadre très "vacances" a rendu la semaine bien courte ... Ovronnaz voit aussi l'attribution du premier titre Vermeil qui revient à Pierre Eracle, tandis que deux jeunes Belges, Cédric Van den Borren et Simon Lambert, pointent le bout de leur nez...

1996 – Aix-les-Bains (France)

Expo photo, conférence autour de l'ODS, cocktail en extérieur, défis disputés en auditorium (le Grand Chelem couronne le champion tunisien Zouheir Aloulou), animations publiques dans le parc, un nouveau titre pour Christian Pierre, une première victoire chez les Vermeils pour Jean Denouel, et un premier prix d'organisation pour Paul Vieilly qui, faut-il le dire, n'en était pas à son coup d'essai...

1997 – Saint-Hyacinthe (Québec)

Une salle superbe, un environnement un peu surprenant, mais aussi et surtout un hôtel super confortable et une grande première (restée unique à ce jour) avec la possibilité de suivre en direct les parties dans les chambres, avec les commentaires éclairés de Mario Buteau, Michèle Gingras et leurs invités, grâce au réseau de télévision interne ! En l'emportant à seulement 7 points du top, Aurélien Kermarrec signe une exceptionnelle performance.

1998 – Bruxelles (Belgique)

Retour dans la capitale belge, 13 ans après, dans le cadre parfaitement fonctionnel des Pyramides (non, nous ne sommes pas en Egypte ...) Un nouveau titre pour Christian Pierre, tandis que l'étoile filante Olivier Gaston l'emporte en juniors et la regrettée Andrée Mengelle chez les vermeils. On en est déjà à la troisième édition de l'ODS et les pères du Scrabble que sont Hippolyte Wouters, Jean Zengers et Pierre Deneumostier sont bien sûr de la fête !

1999 – Bulle (Suisse)

L'occasion pour beaucoup de découvrir une région magnifique, la Gruyère, où nous avons toujours plaisir à retourner pour le festival de Charmey. Une animation médiatisée avec une simultanée en Scrabble classique (mais oui, déjà !) opposant Franck Maniquant à 12 adversaires ... avec 11 victoires à la clé pour le champion. Et nous découvrons deux frères prénommés Hugo et Benoît, qui n'ont pas fini de faire parler d'eux...

2000 – Paris (France)

Un sacré "pari" que cette organisation dans la capitale de la francophonie, un beau succès à la clé, et des médias cette fois bien présents, même si l'Open n'a pas tout à fait atteint les 1000 joueurs escomptés. L'auditorium de la Cité des Sciences de La Villette a été le théâtre de joutes acharnées, et la représentation francophone au rendez-vous, avec même la présence inédite de deux charmantes joueuses vietnamiennes. N'Dongo Samba Sylla et Arona Gaye offrent un premier titre mondial en paires au Sénégal, et Florian Lévy s'octroie l'individuel.

2001 – La Rochelle (France)

Une organisation décidée très tardivement : les Championnats devaient se tenir à Beyrouth mais les soubresauts persistants au Liban ont entraîné une décision d'annulation à quelques mois de l'épreuve. Un an après Paris, la Fédération Française s'y colle donc à nouveau et, sous la houlette d'Yves Gilbert, offre des championnats très réussis dans un environnement enchanteur ... L'air de La Rochelle sourit à Franck Maniquant (déjà champion de France ici même en 1991) : il prend sa revanche sur l'édition 2000 et conquiert enfin, et avec la manière (les six premières parties au top), un premier titre francophone amplement mérité.

2002 – Montréal (Québec)

Encore des innovations techniques chez nos amis québécois, avec le remplacement des tableaux de jeu par des écrans géants. Rien à dire, c'est très chouette, tout comme le match des personnalités disputé devant un très nombreux public, le tout dans l'ambiance à la fois cosmopolite et accueillante d'une métropole particulièrement attachante. Et bravo à Jean-Pierre Hellebaut qui s'impose en Elite, tandis que N'Dongo Samba Sylla, en blitz, apporte un nouveau titre au Sénégal.

2003 – Liège (Belgique)

Sans conteste les Championnats les plus chauds ... Jean-Pierre conserve son titre sous la canicule, Arona Gaye offre enfin au Sénégal une place sur le podium en Elite, et Jérôme Le Maire prouve que les scrabbleurs peuvent aussi avoir de remarquables talents de comédien...

2004 – Marrakech (Maroc)

Retour en Afrique, au Maroc cette fois, pour offrir sous la responsabilité directe de la FISF des Championnats "vacances" renouant avec de très anciennes traditions (Hammamet 1982...) Un excellent souvenir pour tous les participants, ravis d'avoir joué dans l'environnement rêvé de l'hôtel Les Idrissides où logeaient la plupart des participants (y compris les jeunes) et où se déroulaient les compétitions. La formule rêvée pour favoriser au mieux les rencontres entre scrabbleurs de tous âges et de tous pays. Et un premier titre majeur pour le champion québécois Germain Boulianne, qui pourtant avait hésité à venir !

2005 – Neuchâtel (Suisse)

Une précision suisse, des tableaux géants, une organisation peaufinée dans ses moindres détails, un parfum de vacances au bord du lac ... Que de chemin parcouru en 20 ans ! L'an I du règne annoncé d'Antonin Michel, maintenant champion du monde senior, et pourtant, il n'est toujours pas bien vieux...

2006 – Tours (France)

Antonin Michel tombe cette année sur un os alsacien : Pascal Fritsch est à l’heure avant la dernière partie… Toujours placé, jamais gagnant, le flegmatique Alsacien conquiert, à 42 ans, un titre mondial inespéré : "je n’y croyais plus…". Les compétiteurs se souviennent de SCRIPT posé en O5 qui, à défaut de JAVASCRIPT en O1, a généré ensuite de lucratifs et sélectifs SCRIPTURAUX !

Parfait Mouanda s’illustre aussi : il est le vainqueur du premier championnat du monde de Scrabble classique, disposant en finale d’Henry-Marcel Engonge par deux manches à zéro.

2007 – Québec (Québec)

19 ans après, retour sur les berges du Saint-Laurent, face à l’île d’Orléans… Un an avant Dakar, le Sénégal annonce les couleurs (jaune et verte), remportant trois titres sur quatre, grâce aux frères N’Dongo Samba et Mactar Sylla en paires, Mactar tout seul en blitz (comme son frère l’avait été cinq ans plus tôt à Montréal) et Amar Diokh en classique.

Antonin Michel remporte son second titre mondial en élite, se permettant de ne pas scrabbler sur un coup joker : ELMOSY ? (+ B = SYMbOLE, + P = OLYMpES), grâce à une lucrative solution de défense.

2008 – Dakar (Sénégal)

Dakar, 18 ans après… la période retenue (août) rencontre plus de succès qu’en 1990 (décembre), même si la température est difficile à supporter. Sous des tentes difficiles à climatiser, les joueurs suent sang et eau, et ce championnat se jouera sur le physique.

Le podium est inattendu : Éric Vennin est un joueur belge connu, mais sans palmarès à ce niveau de compétition. Au bout de sept parties dantesques, il triomphe largement à –60, devant Aurélien Delaruelle et le duo Louis Eggermont - Eugène Lama.

Des coups meurtriers (CaBILLOT élimine Antonin Michel dès la première partie, MOULINETTE en triple appui, KARMIqUE, COLUMBIDÉ), des aberrations (Thierry Chincholle joue DE(B)RAQUA à la place de DE(T)RAQUA 112 !), des coups somptueux (QUADRUMANE en collante, sous-top de DE(T)RAQUA, et IMPÉTUEUSE en triple appui, solo de Christian Pierre) ont rendu complètement fou ce championnat où les Sénégalais, pourtant à domicile, n’ont pas confirmé les résultats de l’année précédente.

L’ambiance festive des "37es championnats du monde de Scrabble francophone" (hymne joyeux) restera néanmoins dans les mémoires.

2009 – Mons (Belgique)

On rentre pour quatre ans dans des toponymes de championnats du monde en MON-… Mons, près de la frontière française, accueille, "avec le sourire" et sous une température clémente, les scrabbleurs pressés d’aller caresser la tête du singe de l’hôtel de ville, garantie de succès futur.

De nombreux espoirs déçus, cependant… et un nouveau champion se révèle à la face du Scrabble francophone : le jeune Suisse Hugo Delafontaine (20 ans), qui ne restera pas de MARBRENT au moment de l’annonce de son titre individuel, au lendemain d'un premier titre conquis en paire.

La bruyante et sympathique colonie suisse fête son nouveau héros comme il se doit : le drapeau rouge à croix blanche flottera longtemps, dans la nuit, sur la Grand-Place de Mons !

2010 – Montpellier (France)

Ah, Montpellier… Siroter un cocktail à l’ombre sur la place de la Comédie, regarder passer les plus jolies demoiselles de France, caché derrière ses lunettes de soleil. Tout concourt à l’évasion dans la cité languedocienne, et il est bien difficile de se concentrer sur le jeu.

Au sein du spacieux et confortable Corum, un joli match à trois dans une épreuve Élite dominée par les Français : Antonin Michel conquiert son troisième titre, mais Didier Roques et Étienne Budry lui ont livré une belle résistance. La féminisation de TROUPIER fait grincer bien des dents, le mot sera valable en 2012.

2011 – Montreux (Suisse)

La "Riviera" suisse accueille, 30 ans plus tard, les championnats du monde : dix des joueurs sélectionnés en Élite figuraient déjà au classement de Montreux 1981 !

Des souvenirs sont évoqués avec les intéressés, sous la statue d’un vibrant et fiévreux Freddy Mercury qui, à l’époque, électrisait les foules ici même… Le site internet des championnats est une réussite, le commentaire éclairé des parties par Pierre Calendini étant fort apprécié des internautes.

Un championnat gagné par un jeune Québécois qui fête ses 20 ans le lendemain de son titre : ou comment se faire un cadeau inoubliable et amplement mérité, car résister deux parties d’affilée à un Antonin Michel bouillonnant trois points derrière dénote un mental d’acier.

Francis Desjardins devient le deuxième vainqueur québécois de l’histoire du Scrabble Duplicate, et s’annonce comme un rival d’envergure (le plus dangereux ?) pour Antonin durant les prochaines années…

2012 – Montauban (France)

Du 27 juillet au 5 août 2012.

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